FRACTURES

« Le diagnostic précoce d’une fracture est un élément clé pour orienter le traitement et préserver la fonction articulaire. »

Une fracture correspond à la rupture partielle ou complète d’un os, le plus souvent à la suite d’un choc, d’une chute ou d’un traumatisme. Elle peut survenir à tout âge et toucher n’importe quelle partie du squelette.

Selon le mécanisme et l’intensité du traumatisme, la fracture peut être simple ou complexe, avec ou sans déplacement de l’os. Certaines fractures sont immédiatement douloureuses et visibles, tandis que d’autres peuvent passer inaperçues dans un premier temps, malgré une gêne persistante.

Une fracture nécessite toujours une évaluation médicale rapide, afin de confirmer le diagnostic, soulager la douleur et mettre en place un traitement adapté. Une prise en charge précoce permet de favoriser une bonne consolidation de l’os et d’éviter les complications.

Une fracture est une rupture partielle ou complète d’un os, généralement causée par un choc ou une chute.

Elle peut être simple ou complexe, avec ou sans déplacement, et se manifeste par une douleur parfois immédiate.

Un diagnostic médical rapide est essentiel pour confirmer la fracture, soulager la douleur et assurer une bonne consolidation de l’os.

TOUT SAVOIR
SUR LES FRACTURES

10 QUESTIONS FRÉQUENTES

Qu’est-ce qu’une fracture du genou ?

Une fracture du genou correspond à la rupture partielle ou complète d’un os participant à l’articulation du genou. Elle peut toucher le fémur distal, la rotule ou le tibia proximal, dont fait partie le plateau tibial. Ces fractures surviennent le plus souvent après un traumatisme, comme une chute, un accident de sport ou de la voie publique. Elles peuvent être isolées ou associées à des lésions ligamentaires ou méniscales. Leur gravité varie selon l’intensité du choc et le déplacement osseux. Une prise en charge rapide est essentielle pour préserver la fonction articulaire.

Qu’est-ce que le plateau tibial ?

Le plateau tibial est la surface supérieure du tibia qui s’articule avec le fémur pour former le genou. Il supporte une grande partie du poids du corps et joue un rôle clé dans la stabilité articulaire. Une fracture de cette zone est donc particulièrement sensible, car elle concerne directement la surface articulaire. Ces fractures sont souvent liées à des traumatismes à haute énergie, mais peuvent aussi survenir chez des patients plus âgés après une chute simple. Leur complexité dépend du nombre de fragments et de l’atteinte du cartilage. Une reconstruction anatomique précise est primordiale pour éviter l’arthrose secondaire.

Quelles sont les causes les plus fréquentes ?

Les fractures du genou et du plateau tibial surviennent généralement après un choc direct ou indirect important. Les accidents de sport, notamment le ski, le football ou le cyclisme, sont des causes fréquentes. Les accidents de la route représentent également un facteur majeur, en particulier chez les patients jeunes. Chez les personnes âgées, une simple chute peut suffire, surtout en cas d’ostéoporose. La nature du traumatisme influence directement la gravité de la fracture. Plus l’énergie du choc est élevée, plus la fracture est complexe.

Ces fractures peuvent-elles passer inaperçues ?

Oui, certaines fractures, notamment les fractures non déplacées ou fissuraires, peuvent être peu visibles au début. La douleur peut être modérée et permettre encore l’appui, ce qui retarde la consultation. Cependant, une gêne persistante, un gonflement ou une douleur à l’effort doivent alerter. L’absence de diagnostic précoce peut entraîner une aggravation secondaire de la fracture. Une imagerie adaptée permet de poser le diagnostic avec certitude. Il est donc important de consulter en cas de doute.

Est-ce une fracture grave ?

La gravité dépend du type de fracture, de son déplacement et de l’atteinte articulaire. Une fracture simple, sans déplacement, peut évoluer favorablement avec un traitement bien conduit. En revanche, une fracture complexe du plateau tibial est une lésion sérieuse, pouvant compromettre la fonction du genou. Le risque principal est la survenue d’une raideur ou d’une arthrose précoce. Une prise en charge spécialisée permet de limiter ces complications. Chaque situation doit être évaluée individuellement.

Qui peut être concerné par ce type de fracture ?

Ces fractures peuvent toucher tous les âges, mais les mécanismes diffèrent selon le profil du patient. Les jeunes adultes sont souvent victimes de traumatismes à haute énergie. Les personnes âgées sont plus exposées aux fractures liées à la fragilité osseuse. Les sportifs présentent un risque accru en cas de chute ou de torsion violente du genou. Certaines professions exposées aux chutes sont également concernées. Le terrain osseux joue un rôle important dans le risque fracturaire.

Peuvent-elles toucher les ligaments ?

Oui, les fractures du plateau tibial sont fréquemment associées à des lésions ligamentaires ou méniscales. Le traumatisme responsable peut entraîner une instabilité du genou. Ces lésions associées influencent le choix du traitement et le pronostic fonctionnel. Elles doivent être systématiquement recherchées lors du bilan initial. Une prise en charge globale est nécessaire pour restaurer la stabilité du genou. Ignorer ces atteintes peut compromettre la récupération.

Peut-on marcher avec une fracture du genou ?

Dans certains cas, il est possible de marcher malgré une fracture, notamment si elle est peu déplacée. Cependant, l’appui peut aggraver la lésion et entraîner un déplacement secondaire. La douleur est souvent un signe d’alerte, mais elle n’est pas toujours proportionnelle à la gravité. Il est déconseillé de forcer sur un genou douloureux après un traumatisme. Un avis médical rapide est indispensable. L’imagerie permettra de décider des consignes d’appui.

Quels sont les risques en l’absence de traitement ?

Sans traitement adapté, une fracture du genou peut mal consolider ou consolider en mauvaise position. Cela peut entraîner des douleurs chroniques, une instabilité ou une limitation des mouvements. Le risque d’arthrose précoce est particulièrement élevé en cas d’atteinte articulaire. Des complications secondaires peuvent également survenir, comme une raideur importante. Une prise en charge tardive complique souvent le traitement. D’où l’importance d’un diagnostic précoce.

Le pronostic est-il généralement bon ?

Le pronostic dépend du type de fracture, de la qualité de la prise en charge et de la rééducation. Les fractures simples ont généralement une évolution favorable. Les fractures complexes nécessitent un suivi plus long et rigoureux. Une reconstruction anatomique précise améliore considérablement les résultats fonctionnels. L’implication du patient dans la rééducation est également déterminante. Dans la majorité des cas, une récupération satisfaisante est possible.

DIAGNOSTIC ET
CONSÉQUENCES

10 QUESTIONS FRÉQUENTES

Comment se fait le diagnostic d’une fracture du genou ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique et sur le contexte du traumatisme rapporté par le patient. Le médecin évalue la douleur, l’importance du gonflement ainsi que la mobilité du genou afin d’orienter le diagnostic. Une radiographie est généralement réalisée en première intention, car elle permet d’identifier la majorité des fractures. Lorsque l’image radiologique n’est pas suffisante ou en présence d’une fracture complexe, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour préciser la lésion. Le diagnostic précis de la fracture conditionne ensuite le choix du traitement et la stratégie de prise en charge.

La radiographie est-elle toujours suffisante ?

La radiographie constitue un examen indispensable dans l’évaluation initiale, mais elle n’est pas toujours suffisante pour analyser précisément certaines fractures. Certaines fractures du plateau tibial peuvent en effet être peu visibles ou difficiles à interpréter sur les clichés standards. Le scanner permet alors une analyse plus détaillée de l’os et des différents fragments, ce qui aide à mieux comprendre la configuration de la fracture. Il est particulièrement utile pour planifier un éventuel traitement chirurgical. L’IRM peut également être indiquée afin de rechercher des lésions ligamentaires ou méniscales associées. Le choix des examens complémentaires dépend toujours du tableau clinique et des résultats des premières images.

Pourquoi un scanner est-il souvent demandé ?

Le scanner permet d’obtenir une vision tridimensionnelle très précise de la fracture et d’analyser en détail l’architecture de l’os. Il permet notamment d’évaluer le nombre de fragments osseux ainsi que leur éventuel déplacement. Ces informations sont essentielles pour déterminer si un traitement chirurgical est nécessaire ou si une prise en charge non chirurgicale peut être envisagée. Le scanner aide également le chirurgien à anticiper les difficultés techniques de l’intervention et à planifier la stratégie opératoire. Il est aujourd’hui considéré comme un examen de référence pour l’analyse des fractures articulaires. Grâce à cette précision, il améliore considérablement la qualité du diagnostic et la planification du traitement.

L’IRM est-elle systématique ?

L’IRM n’est pas réalisée de façon systématique, mais elle peut s’avérer très utile dans certaines situations. Elle permet d’analyser des structures qui ne sont pas visibles sur le scanner, notamment les ligaments, les ménisques et les autres tissus mous du genou. Elle est particulièrement indiquée lorsqu’il existe une suspicion d’instabilité ou de lésions associées. Chez les sportifs, elle permet souvent d’établir un bilan plus complet de l’articulation. L’IRM vient ainsi compléter l’analyse des lésions osseuses réalisée par les autres examens d’imagerie. Elle contribue à orienter la stratégie thérapeutique globale et à adapter la prise en charge.

Combien de temps faut-il pour poser le diagnostic ?

Le diagnostic peut souvent être posé rapidement, parfois dès la première consultation, grâce à l’examen clinique et au contexte du traumatisme. Les examens d’imagerie sont généralement réalisés en urgence afin de confirmer la présence d’une fracture et d’en évaluer les caractéristiques. Dans les situations plus complexes, plusieurs examens complémentaires peuvent être nécessaires pour préciser les lésions. Le délai dépend également de l’accessibilité aux équipements d’imagerie. Une prise en charge rapide permet d’optimiser le traitement et d’améliorer le pronostic. Il est donc important de ne pas retarder la réalisation du bilan diagnostique.

Le gonflement du genou est-il un signe de fracture ?

Le gonflement du genou est un signe fréquent après un traumatisme, mais il n’est pas spécifique d’une fracture. Il peut être lié à un épanchement articulaire, c’est-à-dire une accumulation de liquide dans l’articulation, ou à la formation d’un hématome. Toutefois, un gonflement important survenant rapidement après un choc doit toujours faire suspecter une lésion potentiellement sérieuse. Dans ce contexte, des examens complémentaires sont généralement nécessaires pour en déterminer l’origine. Le gonflement peut parfois masquer certains signes cliniques lors de l’examen. C’est pourquoi l’imagerie joue un rôle essentiel pour établir un diagnostic précis.

Peut-on confondre une fracture avec une entorse ?

Oui, certaines fractures peuvent parfois mimer une entorse, notamment lorsque la douleur reste modérée et que la mobilité du genou est partiellement conservée. À l’inverse, une entorse grave peut provoquer des douleurs très importantes et donner l’impression d’une lésion osseuse. Dans ces situations, l’examen clinique seul ne permet pas toujours de faire la différence avec certitude. Seule l’imagerie, en particulier la radiographie ou le scanner, permet de distinguer clairement une fracture d’une entorse. Une erreur de diagnostic peut avoir des conséquences importantes sur la prise en charge et la récupération. En cas de doute, il est donc essentiel de vérifier l’intégrité de l’os par des examens adaptés. La prudence reste indispensable dans ce type de traumatisme.

Le diagnostic est-il différent chez la personne âgée ?

Chez la personne âgée, certaines fractures peuvent être plus discrètes et passer plus facilement inaperçues lors de l’examen initial. L’ostéoporose favorise en effet des fractures sur des traumatismes de faible énergie, parfois après une simple chute, ce qui peut rendre le tableau moins évident. La douleur peut être moins intense au départ mais rester persistante et gêner la marche ou les appuis. Dans ce contexte, le diagnostic doit être particulièrement rigoureux afin de ne pas méconnaître une fracture. En cas de doute, un scanner est souvent utile pour analyser l’os avec précision. La fragilité osseuse influence aussi la prise en charge, tant dans le choix du traitement que dans la prévention des complications et le suivi.

Faut-il consulter en urgence ?

Oui, après un traumatisme accompagné d’une douleur importante, d’une impossibilité de prendre appui sur la jambe ou d’une déformation du genou, une consultation en urgence est fortement recommandée. Un diagnostic rapide permet de soulager la douleur et de mettre en place une prise en charge adaptée le plus tôt possible. Certaines fractures nécessitent en effet un traitement chirurgical rapide afin d’éviter des complications ou une aggravation des lésions. Retarder la consultation peut compliquer le traitement et compromettre la récupération. En cas de doute, il est donc toujours préférable de consulter par précaution afin de vérifier l’intégrité de l’articulation.

Qui pose le diagnostic final ?

Le diagnostic final est posé par un médecin, le plus souvent un chirurgien orthopédiste spécialisé dans les pathologies du genou. Il s’appuie à la fois sur l’examen clinique et sur les résultats des examens d’imagerie pour établir un diagnostic précis. Son expertise permet d’évaluer la gravité de la lésion et de déterminer les différentes options thérapeutiques possibles. Dans les situations plus complexes, une prise en charge spécialisée est indispensable afin d’optimiser le traitement. Le suivi médical est ensuite organisé et adapté en fonction de la situation et des besoins de chaque patient.

TRAITEMENT ET
CHIRURGIE

10 QUESTIONS FRÉQUENTES

Comment traite-t-on une fracture du genou ?

Le traitement dépend du type de fracture, de son déplacement et de l’état général du patient. Les fractures non déplacées peuvent être traitées de manière conservatrice, avec immobilisation et mise au repos du genou. En revanche, les fractures déplacées ou articulaires nécessitent souvent une intervention chirurgicale. L’objectif est de restaurer l’alignement osseux et la surface articulaire. Une prise en charge adaptée permet de limiter les complications fonctionnelles. Le traitement est toujours individualisé.

Quand une chirurgie est-elle nécessaire ?

La chirurgie est indiquée lorsque la fracture est déplacée, instable ou qu’elle touche la surface articulaire. Elle est également recommandée en cas de fracture du plateau tibial avec enfoncement. L’intervention vise à repositionner précisément les fragments osseux. Elle permet de stabiliser l’os à l’aide de plaques, de vis ou de broches. Une chirurgie bien réalisée améliore les résultats à long terme. Elle réduit notamment le risque d’arthrose secondaire.

En quoi consiste l’intervention chirurgicale ?

L’intervention consiste à réaligner les fragments osseux et à les fixer solidement. Le chirurgien utilise des implants adaptés à chaque type de fracture. L’objectif est de reconstituer une surface articulaire la plus régulière possible. La précision du geste est essentielle pour préserver la mobilité du genou. La chirurgie est réalisée sous anesthésie, dans un environnement spécialisé. Elle est suivie d’un protocole de rééducation précis.

Peut-on éviter l’opération ?

Dans certains cas, l’opération peut être évitée si la fracture est stable et non déplacée. Un traitement conservateur est alors proposé, avec immobilisation et limitation de l’appui. Des contrôles radiologiques réguliers sont nécessaires pour surveiller la consolidation. Cette option est réservée à des situations bien définies. Une mauvaise indication peut entraîner des séquelles. Le choix se fait toujours après une évaluation spécialisée.

Combien de temps dure l’immobilisation ?

La durée de l’immobilisation dépend de la fracture et du traitement choisi. Elle varie généralement entre 4 et 8 semaines. L’objectif est de permettre à l’os de consolider sans compromettre la mobilité. Une immobilisation trop prolongée peut entraîner une raideur du genou. C’est pourquoi elle est souvent associée à une mobilisation précoce encadrée. Le protocole est adapté à chaque patient.

La douleur est-elle importante après le traitement ?

La douleur est variable selon la gravité de la fracture et le type de traitement. Elle est généralement bien contrôlée par des traitements antalgiques adaptés. Après une chirurgie, une douleur transitoire est normale. Elle diminue progressivement avec la cicatrisation. La gestion de la douleur fait partie intégrante de la prise en charge. Elle permet une rééducation plus efficace.

Quels sont les risques du traitement chirurgical ?

Comme toute intervention, la chirurgie comporte des risques, bien que rares. Il peut s’agir d’infection, de retard de cicatrisation ou de raideur articulaire. Le risque est limité par une technique rigoureuse et un suivi attentif. Les bénéfices de la chirurgie sont généralement supérieurs aux risques en cas d’indication bien posée. Une information claire est donnée au patient avant l’intervention. Le suivi post-opératoire est essentiel.

Peut-on poser une prothèse après une fracture ?

Dans certains cas, notamment chez les patients âgés ou en cas de fracture très complexe, une prothèse peut être envisagée. Elle permet de restaurer la fonction articulaire lorsque la reconstruction est difficile. Cette option reste spécifique et non systématique. Elle dépend de l’état du cartilage et de l’os. Le choix est discuté au cas par cas. L’objectif reste toujours la meilleure récupération fonctionnelle.

Combien de temps faut-il pour consolider l’os ?

La consolidation osseuse prend en moyenne entre 8 et 12 semaines. Ce délai peut varier selon l’âge, le type de fracture et le terrain osseux. Une bonne stabilité favorise une consolidation optimale. Des contrôles réguliers permettent de suivre l’évolution. La consolidation ne signifie pas une récupération complète. La rééducation se poursuit souvent au-delà.

Le traitement est-il différent chez le sportif ?

Chez le sportif, le traitement vise une récupération fonctionnelle optimale. La stabilité, l’alignement et la mobilité sont des priorités. La chirurgie est parfois privilégiée pour permettre une reprise plus sûre. La rééducation est souvent plus intensive et ciblée. Le retour au sport est progressif et encadré. Chaque décision est adaptée au niveau et aux objectifs du patient.

RÉÉDUCATION
APRÈS UNE FRACTURE

10 QUESTIONS FRÉQUENTES

La rééducation est-elle indispensable ?

Oui, la rééducation est une étape essentielle après une fracture du genou. Elle permet de récupérer la mobilité, la force et la stabilité. Sans rééducation, le risque de raideur et de douleurs persistantes est élevé. Elle débute souvent précocement, même pendant l’immobilisation. Le programme est adapté à chaque situation. La régularité est un facteur clé de réussite.

Quand commence la rééducation ?

La rééducation débute généralement dès que la stabilité le permet. Dans certains cas, des exercices doux sont initiés très tôt. L’objectif est de préserver l’amplitude articulaire. Le kinésithérapeute adapte les exercices au stade de consolidation. Une progression graduée est essentielle. Le respect du protocole est primordial.

Quels sont les objectifs principaux ?

Les objectifs sont multiples : récupérer la mobilité, renforcer les muscles et améliorer la stabilité. Le travail porte notamment sur le quadriceps et les muscles stabilisateurs. La proprioception est également un axe important. Une bonne coordination réduit le risque de rechute. La rééducation vise une reprise fonctionnelle complète. Elle est ajustée au fil du temps.

Combien de temps dure la rééducation ?

La durée varie selon la gravité de la fracture et le traitement. Elle peut s’étendre sur plusieurs mois. Une fracture simple nécessitera une rééducation plus courte. Les fractures complexes demandent un suivi prolongé. La patience est essentielle pour une récupération optimale. Les progrès sont souvent progressifs.

La rééducation est-elle douloureuse ?

La rééducation peut être inconfortable, surtout au début. Cependant, elle ne doit pas être excessivement douloureuse. La douleur est un signal à respecter. Le physiothérapeute adapte les exercices en conséquence. Une progression bien conduite limite l’inconfort. L’objectif est une récupération en douceur.

Peut-on faire de l’auto-rééducation ?

L’auto-rééducation peut compléter les séances encadrées. Elle repose sur des exercices simples prescrits par le professionnel. Elle favorise une récupération plus rapide. Toutefois, elle ne remplace pas un suivi spécialisé. Une mauvaise pratique peut être contre-productive. Les deux approches sont complémentaires.

La raideur est-elle fréquente ?

La raideur du genou est une complication fréquente après fracture. Elle est favorisée par l’immobilisation prolongée. Une rééducation précoce limite ce risque. Le travail sur l’amplitude est prioritaire. Une prise en charge adaptée permet souvent une amélioration progressive. La persévérance est essentielle.

Peut-on récupérer une mobilité complète ?

Dans de nombreux cas, une récupération quasi complète est possible. Elle dépend de la gravité de la fracture et de l’atteinte articulaire. Une bonne rééducation améliore considérablement les résultats. Certains patients peuvent conserver une légère limitation. L’objectif est une fonction compatible avec la vie quotidienne et sportive. Chaque évolution est individuelle.

Le suivi est-il long ?

Le suivi peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plus d’un an pour les fractures complexes. Il permet d’adapter la rééducation et de surveiller l’évolution. Des consultations régulières sont nécessaires. Le suivi garantit une récupération sécurisée. Il permet aussi de prévenir les complications tardives. C’est une étape clé du traitement.

La rééducation influence-t-elle le résultat final ?

Oui, la qualité de la rééducation influence directement le résultat final. Une prise en charge rigoureuse améliore la mobilité et la stabilité. Elle réduit le risque de douleurs chroniques. L’implication du patient est déterminante. La rééducation fait partie intégrante du traitement. Elle conditionne la reprise des activités.

REPRISE DU SPORT
ET VIE QUOTIDIENNE

10 QUESTIONS FRÉQUENTES

Peut-on reprendre le sport après une fracture ?

Oui, une reprise du sport est possible dans la majorité des cas. Elle dépend de la consolidation osseuse et de la récupération fonctionnelle. La reprise est toujours progressive. Elle doit être validée médicalement. L’objectif est une reprise sécurisée. La patience est essentielle.

Quand peut-on reprendre une activité sportive ?

Le délai varie selon le type de fracture et le sport pratiqué. Il est généralement compris entre 4 et 9 mois. Les sports à impact nécessitent un délai plus long. Une évaluation fonctionnelle est indispensable avant la reprise. La précipitation augmente le risque de blessure. Chaque cas est évalué individuellement.

Tous les sports sont-ils autorisés ?

Tous les sports ne sont pas repris de la même manière. Les sports à faible impact sont autorisés plus tôt. Les sports de pivot ou de contact nécessitent plus de précautions. Une adaptation peut être nécessaire. Le choix dépend de la stabilité du genou. Le conseil médical est primordial.

Faut-il porter une genouillère ?

Une genouillère peut être utile lors de la reprise du sport. Elle apporte un soutien et un sentiment de sécurité. Elle ne remplace pas un bon renforcement musculaire. Son utilisation est souvent temporaire. Elle est adaptée au type d’activité. Le choix se fait avec le professionnel de santé.

Y a-t-il un risque de rechute ?

Le risque de rechute existe, surtout en cas de reprise trop précoce. Une préparation insuffisante augmente ce risque. Le respect des étapes de rééducation est essentiel. Un genou bien renforcé est plus stable. Le suivi médical réduit les risques. La vigilance reste nécessaire.

Peut-on retrouver son niveau sportif d’avant ?

Dans de nombreux cas, il est possible de retrouver un bon niveau sportif. Cela dépend de la gravité initiale et de la rééducation. Les fractures simples ont un meilleur pronostic. Les fractures complexes peuvent limiter certaines performances. L’objectif est une pratique sans douleur. Chaque évolution est personnelle.

Le sport favorise-t-il l’arthrose après une fracture ?

Une fracture articulaire augmente le risque d’arthrose à long terme. Une reprise sportive mal adaptée peut accentuer ce risque. En revanche, une activité physique contrôlée est bénéfique. Elle entretient la mobilité et la musculature. Le choix des sports est important. Un suivi régulier est recommandé.

Quels signes doivent alerter à la reprise ?

La douleur persistante, le gonflement ou l’instabilité doivent alerter. Ils peuvent traduire une surcharge ou une complication. Il est important de ne pas forcer. Un avis médical est alors nécessaire. Ignorer ces signes peut aggraver la situation situation. L’écoute du corps est essentielle.

La reprise est-elle différente chez le sportif ?

Chez le sportif de haut niveau, la reprise est plus encadrée. Elle repose sur des critères fonctionnels précis. Le travail est souvent plus intensif. Le risque de pression pour reprendre trop vite existe. Un suivi spécialisé est indispensable. La sécurité reste prioritaire.

Peut-on prévenir les complications à long terme ?

Oui, une prise en charge globale permet de limiter les complications. Cela passe par un bon traitement initial et une rééducation rigoureuse. Le maintien d’une musculature solide est essentiel. Une activité physique adaptée est recommandée. Un suivi médical régulier est bénéfique. La prévention est un élément clé du succès.

ÉPIDÉMIOLOGIE

LA FRACTURE DU GENOU EN CHIFFRES

50 %

des diagnostics nécessitent une imagerie complémentaire au-delà de la radio simple

6-12

semaines de récupération en moyenne pour une fracture non déplacée

3x

plus fréquent chez les personnes de plus de 65 ans, notamment la fracture de rotule

70 %

de réussite avec une prise en charge adaptée et une rééducation complète

RECONNAÎTRE LES SIGNES

Quand consulter en urgence ? 

Certains symptômes nécessitent une prise en charge immédiate. Ne tardez pas à consulter si vous reconnaissez l’un de ces signes.

Déformation visible

L’articulation présente une forme anormale ou asymétrique

Impossibilité de marcher

Incapacité totale d’appui sur la jambe blessée

Hématome important

Ecchymose étendue et gonflement rapide du genou

Douleur intense

Douleur aiguë ne cédant pas au repos ou à l’antalgique

Genou « ouvert »

Plaie cutanée visible, fracture ouverte — urgence absolue